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01 août 2017

Vers une gestion scientifique et interdisciplinaire des risques liés aux allergènes alimentaires


Un projet du chercheur Samuel Godefroy reçoit un financement du réseau AllerGen

Photo: Dans le cadre de ce projet, l'étudiante Émilie Manny étudie la prévalence des allergènes dans les produits alimentaires transformés. Elle compare ensuite cette prévalence avec l'étiquetage de précaution affiché sur les produits.

Alors que 2.5 millions de canadiens déclarent souffrir d’au moins une allergie alimentaire1, le besoin de faire la lumière sur les pratiques en place pour gérer les risques liés aux allergènes alimentaires est plus que jamais nécessaire.

C’est d’ailleurs ce sur quoi se penchera l’équipe du professeur Samuel Godefroy, chercheur à l'INAF, dans le cadre d’un de ses projets qui a reçu récemment un financement du réseau de centres d’excellence AllerGen.  

Intitulé «Towards evidence-based, consensus-driven food allergen risk management framework», le projet a comme objectif de mettre à jour les démarches de gestion des risques liés aux allergènes alimentaires. Il mènera à une approche collaborative de gestion de ces risques fondée sur des données concrètes, tout en impliquant à la fois l’industrie, les consommateurs et les organes de réglementation; le tout pour mener à de meilleures pratiques sur le plan international. 

Une enquête sur les aliments vendus au Canada sera notamment menée par l’équipe afin de mesurer l’occurrence et les quantités d'allergènes prioritaires dans les aliments transformés qui sont responsables de la majorité des réactions allergiques. Les données amassées par ce sondage permettront de mieux identifier les pratiques actuelles et ainsi de mieux construire l’étiquetage préventif visant les consommateurs allergiques. 

Soller L et al. Overall prevalence of self-reported food allergy in Canada. J Allergy Clin Immunol. 2012;130(4):986-988 (résumé)