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26 avril 2017

Conférence sur la fraude alimentaire à Québec


Le début d’un travail collectif de prévention

Près de 150 représentants d’organisations, chercheurs et industriels ont partagé connaissances et pistes d’action lors de la Conférence sur la fraude alimentaire – compréhension globale, organisée conjointement par l’INAF, le CRIBIQ, et Queen’s University Belfast. Elle s’est tenue à Québec les 4 et 5 avril 2017, en présence de nombreux journalistes.

Le succès de l’événement revient à la présence de nombreux experts internationaux en plus des représentants de l’Agence canadienne d’inspection des aliments et de groupes de recherche du Québec (CIRANO, TransBiotech, INAF). On comptait plus de 40 spécialistes du Canada, des États-Unis, de Grande-Bretagne, d’Irlande, de Belgique, des Pays-Bas, d’Allemagne, d’Autriche, d’Australie et de Chine.

Mentionnons notamment la présence de Chris Elliot, fondateur de l’Institut pour la sécurité alimentaire mondiale et vice-recteur à Queen’s University Belfast, Stephen Ostroff, commissaire de la US Food & Drug Administration, Andy Morling, directeur de l’unité des crimes alimentaire au Royaume-Uni, Renata Clarke, directrice de la salubrité des aliments à la FAO et Eric Marin, directeur adjoint du réseau sur la fraude alimentaire de la Commission européenne.  

 

Chris Elliott, auteur du Elliott Report, de l’Université Queens de Belfast et Stephen Ostroff, Commissaire en chef à la FDA

Les nombreuses conférences et discussions en table ronde ont porté sur les outils et les organismes de contrôle qu’il est nécessaire de mettre à la disposition des producteurs, transformateurs et exportateurs de produits alimentaires. Au final s’est manifestée une ferme volonté d’unir les efforts de l’ensemble des pays pour réglementer, identifier, contrôler, gérer et faire condamner les fraudeurs à travers la planète. 

Le chercheur de l’INAF, membre des comités scientifique et organisateur, Samuel Godefroy, se dit ravi du succès de l’événement : « Nous nous réjouissons du soutien que nous avons reçu face à notre engagement comme de chef de file du groupe de travail international sur la prévention de la fraude alimentaire. Une telle adhésion aux idées que nous avons proposées, de la part des plus hautes instances règlementaires de même que des partenaires académiques et industriels, témoigne de la confiance que ces partenaires accordent à l’INAF et à l’Université Laval. »  

Bien que les industries agroalimentaires et les producteurs québécois soient de plus en plus conscients du problème de la fraude alimentaire, peu d’entre eux sont réellement préparés, soulignait Louis-Samuel Jacques, VP adjoint aux services-conseils pour BDO Québec. La conférence leur aura permis d’acquérir de nouvelles connaissances et de nouveaux des outils pour y faire face, mais beaucoup reste à faire. 

Pour en savoir plus :