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15 janvier 2019

Faut-il s'inquiéter de ce qui se retrouve dans nos assiettes?


Deux chercheurs de l'INAF contribuent à un dossier sur la salubrité des aliments

Les récents rappels de laitue romaine, possiblement contaminées à la bactérie E. coli, font prendre conscience aux consommateurs de l'importance d'un système efficace d'inspection des aliments tout en les questionnant sur la provenance de ces contaminations.

Julie Jean, professeure en sciences des aliments et membre de l'INAF, rappelle que les bactéries responsables de la plupart des contaminations des légumes proviennent de matières fécales animales. Celles-ci peuvent accidentellement souiller l'eau d'arrosage à cause notamment de la proximité de pâturages d'animaux d'élevage. Les bottes ou les contenants souillés utilisés lors des diverses étapes de la production, de la récolte et de l’entreposage peuvent aussi être des vecteurs de contaminants. 

Selon le professeur en analyse des risques et politiques réglementaires et membre de l'INAF, Samuel Godefroy, le Canada et les États-Unis possèdent des normes et un système de contrôle alimentaires similaires, parmi les plus évolués au monde. Une entente de reconnaissance entre l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) et la Food and Drug Administration (FDA) rend cette dernière responsable de l'inspection des fruits et légumes exportés au Canada. Y a-t-il lieu alors de s’inquiéter de la paralysie actuelle de l'administration américaine qui cesse l'inspection de routine des fruits, légumes et fruits de mer?

Lire la suite dans le dossier du journal Le Devoir:

Qui veille sur votre assiette?

Les origines de la contamination alimentaire

Comment se prémunir contre des contaminations alimentaires?